Ce matin, en commission, nous avons fait le bilan des politiques de recherche en France depuis 2006. Un bilan que l’on va dire contrasté. D’un côté, notre pays continue de former de grands scientifiques, possède de formidables laboratoires. Bref, nous avons encore beaucoup d’atouts dans notre jeu. De l’autre, nos chercheurs, à commencer par nos prix Nobel, s’exilent à l’étranger, souvent aux Etats-Unis. Malgré vingt ans de réformes successives, l’Etat ne s’est toujours pas donné pas les moyens de les retenir. En d’autres termes, la valeur française profite à d’autres.
La réalité est que la recherche est un des parents pauvres de l’Etat. En part de PIB consacré à la recherche, nous sommes loin derrière les grands pays industrialisés, hormis la Grande Bretagne. A l’inverse, les champions de la recherche ont une dépense sociale publique inférieure à la nôtre. La France est la championne du monde de l’aide sociale.
Et seule la gauche ne voit pas le lien…
