LOI EUTHANASIE

L’Assemblée nationale s’est prononcée hier à 56 % en faveur de l’euthanasie. Si l’on prend en compte les nombreux députés absents et ceux qui ont choisi de ne pas choisir, la loi n’a recueilli, en fait, que 51 %. C’est peu, c’est trop peu pour rendre légitime une loi aussi importante, qui touche au sens de la vie. Nous verrons si, lors du vote définitif du 16 juillet, elle sera définitivement adoptée.

Je ne fais pas partie de cette majorité qui a choisi d’ouvrir cette véritable boîte de Pandore, propice à toutes les dérives. Certains défenseurs de cette loi l’ont d’ailleurs dit avec cynisme, pour eux, il s’agit seulement d’une première étape afin d’aller progressivement vers un eugénisme qui ne dit pas son nom.

Face à la souffrance, le devoir d’un État est d’assurer partout les soins palliatifs. Permettre à des médecins ou à des infirmiers de tuer, c’est violer le caractère sacré de leur métier, qui est le soin. Légaliser l’euthanasie, c’est dire aussi aux malades qu’ils sont un poids pour la société, c’est les rendre vulnérables aux pressions. Toutes les familles ne sont pas aimantes…

L’euthanasie n’est pas « digne ». Elle est, au contraire, pour une société civilisée, totalement indigne.

Voilà pourquoi, le 15 juillet prochain, au nom de la vie, je voterai de nouveau contre cette loi voulue par Emmanuel Macron et l’idéologie mortifère qu’il porte depuis bientôt dix années.