J’étais hier à la clinique Sainte-Elisabeth à Marseille. En compagnie de Joëlle Mélin député des Bouches-du-Rhône et de Muriel Fiol, conseillère régionale, j’ai visité le service des soins palliatifs. Nous avons rencontré un personnel qui accompagne quotidiennement des êtres humains en fin de vie. Ils nous ont clairement dit que leur travail était d’aider à vivre en soulageant les souffrances physiques et psychologiques.
Lundi s’ouvrira à l’Assemblée le débat sur le projet de loi de mise en place de l’euthanasie imposé par Emmanuel Macron. En commission, tous les rares garde-fous, censés rassurer, ont déjà sauté. Les députés macronistes alliés à ceux de la gauche ont supprimé la condition de « pronostic vital engagé à court ou moyen terme » pour pouvoir être euthanasié. Si le débat en plénière ne rétablit pas cette condition, le simple fait d’être atteint d’une maladie grave dite incurable, mais sans pour autant être en fin de vie, suffira pour être euthanasié. Et par qui ? Le projet de loi prévoit qu’un membre de la famille puisse administrer la mort. Imagine-t-on les traumatismes, les divisions profondes au sein des familles ?
Savez-vous que 50% des besoins en soins palliatifs ne sont pas couverts en France (rapport de la Cour des comptes) ? En d’autres termes, un patient sur deux qui en aurait besoin souffre ? Oser présenter cette loi dans un tel contexte…
L’opinion publique est trompée. Ce projet de loi, c’est ouvrir la boite de Pandore. Celle de toutes les dérives, de tous les abus. C’est établir la culture de la mort. Vous pouvez compter sur ma détermination à m’y opposer.
